- Je me mouche toutes les deux minutes trente. J'éternue façon éléphant énervé qui se serait fait piquer la narine par un taon. J'ai des courbatures dans l'intégralité de mes membres inférieurs. J'arrive pas à dormir parce que l'oxygène a du mal à franchir la barrière de mes fosses nasales encombrées.
J'ai donc un vieux rhume de merde (depuis trois jours). Il fait 27° au bas mot (depuis trois jours).
- J'ai constamment l'impression que mon crâne est lourd/comateux/grouillant de termites qui courent dans tous les sens/ bouillonnant tel l'épais potage contenu dans un chaudron posé sur une plaque à induction allumée sur 12.
(Les quatre en même temps après six heures de conférence sur la loi Lang).
- Je n'ai plus de vie sociale. Je m'aère la tête après les cours au rayon "scolaire et pédagogie" de Gibert, pour trouver une grammaire de compétition, un Robert 2012, un lexique de typographie; puis j'erre à la recherche de Où va le livre ?, La Traversée du livre, L'édition française depuis 1945, L'édition sans éditeurs. Même les vendeurs de Gibert ignorent où ça peut être rangé. Un magasin Gibert comporte au minimum trois étages. Après (soit deux heures plus tard), je rentre chez moi. Je refuse un verre en terrasse (c'est con parce qu'il fait toujours 27°). Et là, si tout se passe bien, je "fais mes devoirs". Je n'ai plus de vie sociale.
- Je suis stressée.
- Je suis angoissée.
- Je suis terrorisée.
- J'ai du mal à adopter l'attitude joyeuse et détendue de l'élève avide de connaissances, travailleur efficace, organisé et concis. Ces qualités lui permettent une certaine nonchalance, et une bonne dose de confiance. J'incarne l'extrême inverse. Le parfait opposé. Cela constitue d'ailleurs le drame de mes quinze années de scolarité -maternelle à première année de fac-. En même temps les projets mensuels sont tombés : j'ai un livre à créer sur les vacances (marrant ça) pour dans vingt-sept jours. Ce qui n'est donc guère propice à la quiétude de l'esprit, permettez-moi de vous le dire.
- Lorsqu'arrive le vendredi soir, j'ai une sensation de délivrance proche de celle ressentie chaque vendredi soir de mon année de seconde (année difficile que celle de seconde). Parce que pour l'instant, le week-end, j'arrive à NE PAS travailler (ou presque pas); donc c'est génial parce que je peux voir des gens. Des gens avec qui je parle, je me promène, je ris et je pleure (oui parce que parfois on va au cinéma, et je pleure facilement, comme personne). Ça me permet de conserver une sorte d'équilibre psychique.
Alors quand arrivera le douloureux moment où je ne pourrai pas échapper à l'enfermement seule chez moi assise à mon bureau le samedi... Je peux d'ores et déjà vous prévenir : ça risque d'être compliqué.
Bref. Faut qu'j'y aille. J'ai six heures d'"Edition en régions" tout à l'heure.
Rhume en septembre = allergie au pollen, en particulier à l'ambroisie.
RépondreSupprimerDe rien.
Et bon courage !