J'existe toujours.
Je vais juste à l'école. Tous les jours sauf le samedi et le dimanche.
Bref. Ça change pas mal ma vie :
- Je bois beaucoup de café, ce qui me coûte à chaque fois 50 centimes et environ 48 secondes de pause en moins (file d'attente potentielle non-incluse) (la machine est très très lente).
- Je suis censée consacrer absolument tout mon temps à travailler pour réussir ma formation, et par extension ma "reconversion professionnelle" (même si bon, je ne me reconvertis pas de grand chose finalement). Nous reviendrons plus tard sur cette nouvelle notion. "Travailler".
- J'ai peur à peu près tout le temps. Avec des espèces d'apogées très désagréables durant lesquels c'est la finale de la Coupe du Monde de rugby dans mon ventre.
- Je m'exprime ailleurs qu'ici. Parce que je dois écrire des articles sérieux, qui pourraient avoir une utilité professionnelle. C'est ici que ça se passe, mais peut-être que dans un futur très proche, je vais poster mes articles sérieux ici aussi.
- Je me lève le matin (pas trop trop tôt mais comme je ne m'endors pas plus tôt qu'avant, bah forcément arrive un moment ou j'ai une tête de vieux cocker dépressif en fin de vie) (mais genre vraiment : l'autre jour le professeur a demandé aux gens de "ne pas faire de bruit en rangeant vos chaises s'il vous plaît, pour ne pas réveiller [Marif].") Et puis sinon, il m'arrive de devoir répondre aux Supers-Cop's/frères/etc des choses incroyables comme : "écoute ce soir c'est pas possible, j'ai un article à écrire", ou : "vraiment je suis désolée mais je suis explosée, j'ai un taf de malade, on essaie de se voir ce week-end ?"
- Quand je sors de six heures de grammaire, j'ai besoin de faire partager mon bonheur. Ça donne ça : "Allô ? Ouaaaaaais ça va carrément, je sors de six heures de grammaire là. Putain je kiffe les compléments circonstanciels, t'imagines même pas". Ou: "Allô Maman ? C'est pour te dire que je veux faire de la grammaire dans la vie. Oui moi aussi j'aurais bien aimé m'en rendre compte plus tôt."
- Comme pendant mes (joyeuses et bénies) années-collège et mes (sans commentaire) années-lycées, j'ai une tache d'encre permanente en haut de mon majeur droit. J'aime bien, parce que ça me rajeunit (psychologiquement hein, parce que sinon l'appellation "mademoiselle" dans les magasins n'est toujours plus qu'un lointain souvenir).
- Je me suis résolue à racheter un Robert. J'étais obligée de m'actualiser. Le précédent me suit depuis mon entrée en 6e. Il y a très exactement seize ans. En septembre 1995. Me retrouve avec la version 2012 dans laquelle "des coupe-gorge" doit s'écrire "des coupe-GORGES", et "un tire-fesses" peut s'écrire "un tire-FESSE". Déprimant.
Bref. Faut que j'y aille, j'ai conception éditoriale tout à l'heure.
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