mercredi 4 janvier 2012

Bienvenue en 2012



En 2012, il peut y avoir du changement. Il peut y avoir de l'inédit. (Bon, il peut aussi y avoir du retour à la case départ hein). Pour être raccord avec l'atmosphère mouvante actuelle, voici un blog avec nouvelle interface au top de la tendance attitude. Bonne année.

Sinon, il m'est arrivé un truc.
Dimanche 1er janvier, 21h40, je monte dans le TGV Strasbourg-Paris. Ma valise est trop haute pour entrer dans les petits compartiments au-dessus des sièges ; il n'y a plus de places entre les wagons. Un homme, jeune, avec un pantalon kaki et un sac de militaire, me propose de caser ma valise sous son sac, en face du strapontin sur lequel il est assis. J'accepte. Je vais m'asseoir à ma place. 
00h05, arrivée Gare de l'Est. Je récupère ma valise, non sans lancer un jovial "merci beaucoup !" au monsieur au pantalon kaki.
00h30, j'arrive chez moi. Il faut que je me lave les dents, donc il faut que j'ouvre ma valise. Cette dernière est constituée de deux parties : l'une est accessible directement dès l'ouverture, l'autre est protégée par un tissu qui ferme avec une fermeture-éclair. 
J'ouvre.
Un lambeau de sac plastique rose Monoprix s'envole. Je me dis que 2012 est peut-être en train de très très très mal commencer. Comme j'ai très peur je commence à parler toute seule. Ça donne : "Ooooooohhhh non ! Noooon !... Oh lalala ! Noooon !... Haaaaaa !..." 
Tout en gémissant, je constate. Le bout de sac plastique rose est l'unique vestige de mon sac de linge sale. Ledit linge sale est éparpillé ; au-dessous, mes nouvelles chaussures top-classes, un sac avec mes cadeaux alsaciens, ma robe rouge du réveillon et ma robe-bleue-que-j'aime-bien. J'ouvre la fermeture-éclair de l'autre partie de la valise : mon appareil photo est là. Ma trousse de toilette, ma réserve de pulls chauds pour contrées lointaines aussi. Un peu perturbée, je prends mon linge sale pour le mettre dans mon carton de linge sale. Et là, je réalise.
Je réalise d'abord que ma chemise blanche Uniqlo préférée n'est plus là. Puis je réalise que mes petites culottes ont disparu (sauf deux, moches). Il manque aussi une chaussette à étoiles. 
Je recommence à parler toute seule ("HaaAAaaaaAAAaaa ! ... NoooOOOooon... Oh lalalala... Haaaa !...", etc). Je pleure un peu, parce que tout ça me dégoûte, parce que j'ai perdu ma chemise blanche préférée, et parce que je n'ai plus que des petites culottes moches et vieilles. Mais surtout, j'imagine le monsieur serviable du train qui farfouille dans ma valise frénétiquement, et qui arrache mon sac de linge sale dans la précipitation. Il passe en revue mes petites culottes pour choisir ses préférées, laisse les deux moches. Il n'avait pas assez de sous pour faire des cadeaux de Noël à sa copine, alors il s'est servi. Ou alors il voulait juste des petites culottes... Bref.
J'ai envoyé trois textos similaires ("Tu dors ?") entre 00h40 et 00h43. Heureusement, il y en avait Un qui ne dormait pas, alors je Lui ai raconté. Je me suis rendu compte que finalement, j'aurais pu perdre bien plus de trucs, alors j'en ai même rigolé. 
Voilà.
Il faut que j'aille chez H&M lingerie de toute urgence.

3 commentaires:

  1. Bravo pour la nouvelle présentation.

    N.B. Le plus simple est d'abandonner l'usage de la culotte.

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  2. Merci Anonyme. :)

    N.B. Ouais j'y pensais, mais finalement il fait un peu frisquet en ce moment.

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  3. Résolution 2012 : faire de l'audience à tout prix, quitte à en passer par des histoires de culotte.

    tss.

    [encore !]

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