mardi 10 janvier 2012

Révérence

La version pop-up d'un Livre Indispensable.
C'est vachement bien d'être un enfant. Mais on ne s'en rend compte qu'après. 
Dimanche, j'étais à la teuf d'anniversaire des 4 ans de ma nièce, Lutine-Number-Two. Il y avait trois de ses copines d'école, son amoureux, son cousin, sa cousine et sa petite sœur. Toute la horde de mes neveux et nièces réunis, donc.
Et j'ai tiré de cette expérience la conclusion suivante : les enfants sont formidables. Mais on a tous été enfant à un moment. Donc on a tous été formidable à un moment.

Démonstration : 
Copine-d'Ecole-1 : "Non merci, je ne prends pas de gâteau au chocolat. Je n'aime pas les gâteaux. Ni les bonbons. Je prendrai une compote."

Amoureux-Officiel, à moi : "Mais toi t'es une maman aussi ?"
(Les enfants ont toujours du mal à me situer dans le paysage adulte ; rappelez-vous Lutin-Number-One qui m'avait demandé : "Mais t'es quoi en fait toi ? T'es une adolescente, c'est ça ?". Et à Noël, Lutine-Number-Three voulait que je m'assoie à côté d'elle. A la table des enfants, qui déjeunaient avant les adultes).

Et une magistrale Lutine-Number-Two, qui fit de grandes déclarations à ses parents dans les jours précédant son anniversaire :   
1) Sa maman : "Mais tu sais, parfois il arrive qu'on ait plusieurs amoureux avant de trouver son vrai amoureux. C'est pas grave, c'est normal... 
    Lutine-Number-Two : -Oui, mais moi je serai toujours amoureuse de Amoureux-Officiel jusqu'à mes 18 ans. Peut-être qu'après je changerai, mais jusqu'à 18 ans ce sera mon amoureux."

2) Lutine-Number-Two : "Maman, après mon anniversaire, je vais aller habiter avec Amoureux-Officiel. On va vivre ensemble."

Et puis quand on est enfant :
  • On est forcément "mignon". Un enfant moche, ça n'existe pas.
  • On a plein de trucs géniaux à lire.
  • On retient tout super facilement.
  • On chante tout fort souvent, et on s'en fout si on chante faux.
  • On a une imagination dévouée au jeu. Donc on n'a pas le temps de beaucoup se tracasser pour des trucs vraiment prises-de-tête, parce qu'on est trop occupé à se créer des mondes merveilleux.
  • Quand on est triste, en général, ça ne dure jamais trop longtemps. Et on est capable de recourir au point précédent pour faire en sorte d'aller mieux.
  • Globalement, on n'a pas une pression monstrueuse concernant le futur proche.
Ma version.
Passée entre les mains des
Brothers avant.
Mais il faut que je me résigne. Malgré les exhortations innocentes des Lutins à rester parmi eux, c'est fini.

Merci Roald Dahl d'avoir été là. 
Lutin-Number-One t'aime déjà.


2 commentaires:

  1. Pas de s aux adjectifs après ON .

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  2. Mais qui se cache derrière ce mystérieux grammairien anonyme ?
    J'ai corrigé en conséquence.
    CEPENDANT. Je pense qu'il ne faut pas être aussi radical. En effet, il ne faut pas oublier que lorsque "on" est un pronom sujet de la 3e personne du singulier, l'accord avec l'attribut PEUT se faire selon le sens. Si "on" signifie "nous" en clair.
    Ouais.

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